Collectivités-Associations : quel pacte républicain ?

La mobilisation des associations, afin de promouvoir un véritable projet de société, pourrait faire d’elles des acteurs d’un réveil de la démocratie. C’est un défi à relever.

La tradition républicaine française, jacobine, est peu favorable à l’existence de corps intermédiaires entre le citoyen et l’État ou entre une collectivité et l’habitant – souvenons-nous des lois Chapelier. Les associations proposent des projets les plus variées dans les domaines de l’Environnement, l’Éducation, les Droits de l’homme, le féminisme, les sans-logis, de l’éducation populaire, de la jeunesse, etc .. Régulièrement elles se heurtent à la difficulté de tenir leur rôle par rapport à la puissance publique et / ou aux collectivités locales et territoriales.

Doivent-elles se tenir à l’écart au nom de la société civile dont elles sont issues ? Doivent-elles en devenir l’un des éléments, au nom d’une complémentarité neécessaire ? Dans un cas, elles limitent la portée de leur action, dans l’autre, elles s’exposent à être récupérées. Il faut aujourd’hui dépasser ces interrogatoires et revendiquer toute la légitimité que les Français accordent aux associations.

Alors que la campagne des élections régionales commencer, les associations doivent être considérées comme de réels partenaires participant à la co-construction des politiques publiques. Cette reconnaissance interrogera la gouvernance des territoires et le mode de contractualisation qui sera proposé dans l’avenir. Il est indispensable de valoriser la capacité à expérimenter. Expérimentations qui souvent alimentent la définition des politiques publiques et les font évoluer.

Il faut, également, défendre Le principe de la co-évaluation des actions associatives. Et il est Nécessaire de formaliser des indicateurs ne reposant plus uniquement sur une dimension économique et financière. Il faut prendre en compte le projet et Le sens des actions, mesurer le renforcement des liens entre les générations, la mise en oeuvre de solidarité ou le développement de l’appartenance à une société plus juste et plus humaine.

Faire reposer le dialogue, envers les associations, sur le seul rapport à l’emploi, à la consommation ou à la commande publique, c’est, de fait, marginaliser une partie de la population française. Le pacte social républicain qui repose sur une reconnaissance mutuelle, engage la promotion, à la fois, du vivre ensembre et de la cohésion sociale, qui seront tout autant liés aux pratiques culturelles et de loisirs, aux rapports aux temps de vie, à l ‘investissement dans l’éducation qu’à un emploi ou au développement économique d’un territoire.

Avançons

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