L’émancipation des jeunes au travers des espaces numériques

Il y a 10 jours, ici même, nous nous interrogions sur facebook sur la notion de l’identité virtuelle dans les réseaux communautaires. Plus de 250 commentaires plus tard, nous pourrions poursuivre notre questionnement.

Interrogeons-nous sur les usages des jeunes. Les jeunes passent aujourd’hui de plus en plus de temps face à un écran. Que cela soit sur un téléphone portable avec les textos, ou que cela soit ici sur facebook. Ces nouveaux espaces numériques, où la présence de l’adulte est moindre, ne sont-ils pas un espace aussi de transgression nécessaire à la construction de l’adulte en devenir ?

Dans les MJC, ou dans la vie quotidienne, nous observons que les jeunes se donnent rendez-vous pour faire la fête ou pour discuter des nuits entières. Ce qui est interessant c’est à la fois l’espect spontané des échanges et le fait de pouvoir communiquer au delà de son propre réseau social, professionnel ou familial. Facebook est ainsi utilisé pour faciliter une pratique qui répond aux besoins : se retrouver entre soi, de prendre du plaisir ensemble et même de dépasser ses propres limites (les apéros -facebook). Mais ne s’agit-il pas aussi de s’affirmer, jeune adolescent dans l’espace public pour contester une société ou les adultes. Processus en soit qui est tout à fait banal puisque nécessaire à la construction de son identité et de son statut d’adulte.

L’usage par les jeunes des nouvelles technologies de communication (NTIC) permet au travers de la constrution de son statut de futur adulte, au jeune de prendre une place peut être plus facilement que dans une société qui a tendance à le stigmatiser et à ne pas le valoriser comme une ressource essentielle d’avenir. Ils apportent leur jeunesse dans une société quelques fois perçue un peu trop rigide ou conventionnelle.

Ces pratiques peuvent avoir quelques fois un caractère de transgression, mais correspondent à une réelle liberté de communication. Par exemple, envoyer des textos en classe est une façon de tester la patience du professeur tout en exerçant un droit. D’ailleurs combien d’adultes font la même chose au cours de réunion professionnelle, ou de réunion de famille ?

Comment prendre la mesure des effets de ces nouveaux prolongements technologiques de l’être humain dans la société de demain ?

S’agit-il de nouvelles formes à des conduites classiques chez les jeunes, excès, défis, transgressions.

Ces conduites s’insèrent-elles dans le processus de civilisation qui se caractérise par une individualisation croissante.

Quelle émancipation possible, quelle éducation au travers des espaces numériques, pour les jeunes ? pour le citoyen ?

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