Dans la Déclaration des Droits de L’Homme, la liberté

En France, la Loi du 3 juin 1958 impose « d’assurer le respect des libertés essentielles telles qu’elles sont définies par le Préambule de la Constitution de 1946 et à la Déclaration des droits de l’homme à laquelle il se réfère ». Pour obéir à cette volonté, précède la Constitution un court préambule qui reprend à son compte l’héritage du passé : « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils sont définis par la Déclaration de 1789, confirmés et complétés par le Préambule de la Constitution de 1946 ».

Dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est mentionnée à l’article 1 que « les hommes naissent libres ». Il s’agit d’une affirmation très importante car elle fait de la liberté une priorité qui est antérieure à l’exercice du pouvoir et qui s’impose à lui. D’ailleurs sa définition est donnée par l’article 4 qui proclame que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». C’est ici le principe fondamental des sociétés libérales qui est posé, surtout quand on le rapproche de l’article 5 selon lequel « tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché ». Si la liberté est bien le principe central de notre constitution, son exercice ne peut malgré tout pas être dissociable du respect de l’autre.

Qu’en est-il dans la France de 2010 dans cette tension entre liberté et respect de l’autre ?

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