La démocratie a besoin de vertu et d’éducation

,

 

Lorsque Montesquieu a écrit  « L’Esprit des Lois » en 1748, il affirmait déjà que la vertu était un principe républicain. Depuis de trop nombreuses années, et particulièrement ces derniers mois, la France est inondée de révélations, d’informations, mettant en cause, directement ou indirectement le financement des campagnes électorales ou celui des partis politiques.  Les personnalités politiques sont pointées du doigt. Cela nourrit à la fois la défiance des français et  fournit des arguments aux partis non républicains. C’est une mise en danger de la démocratie.

Depuis la promulgation de la loi du 11 mars 1988,  le financement des partis politiques français est soumis à une législation qui s’est progressivement imposée, sous la pression des différentes affaires politico-financières. Les lois du 15 janvier 1990, du 29 janvier 1993 et du 19 janvier 1995 ont modifié  les pratiques, mais pas suffisamment.

Montesquieu, nous disait qu’en République, le citoyen est souverain. C’est pourquoi la vertu en est la condition. Il appartient à l’éducation d’inspirer cette vertu, c’est-à-dire l’amour de la république.

Un gouvernement républicain a donc besoin de toute la puissance de l’éducation pour imposer la démocratie et faire vivre les principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Contrairement aux gouvernements despotiques  qui ont besoin de la crainte qui naît des menaces et des châtiments, en opposition à des gouvernements monarchistes qui se fondent sur l’honneur. On comprend bien ici, l’enjeu d’une république vertueuse pour promouvoir la démocratie.

La vertu politique est un renoncement à soi-même et à ses propres intérêts.

Comment peut-on définir cette vertu ?  Elle s’appuye sur l’amour des lois et de la patrie et  demande une préférence continuelle de l’intérêt public à son  propre intérêt. C’est par l’éducation que l’on acquiert ce sentiment.  Pour que les jeunes générations se l’approprient, il faut que chaque citoyen en soit imprégné lui-même.

Il devient urgent qu’en France pour en même temps sauver la démocratie, nous renforcions le système éducatif, et pas seulement l’école et surtout que nous accordions notre confiance à des personnalités qui sauront gouverner avec comme unique objectif l’intérêt général. La période électorale à venir, doit nous permettre de faire émerger une nouvelle génération et de nouvelles pratiques de gouvernance, tout cela pour ne pas mettre en danger notre avenir démocratique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *