L’Europe : défaite ou défis, l’Agence Europe en parle

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Agence Europe

 

L’Agence Europe est considérée dans le monde comme LA source de l’information sur l’intégration économique et politique européenne.

Le Bulletin quotidien n° 10844 et son supplément hebdomadaire Bibliothèque européenne n° 1003 parle de  » L’Europe : défaite ou défis

Extrait :  *** GILLES LE BAIL: L’Europe: défaite ou défis. Editions Fortuna Ce livre est un cri de colère et de dépit, le témoignage d’une frustration. Cet « acteur reconnu de la société civile française » y dit son mal être d’Européen convaincu outré par les atermoiements et les faux fuyants de ceux qui ont la charge de conduire l’Union européenne au stade ultime de la fédération d’États-nations. « Si l’Union européenne ne veut pas rejoindre les rangs des perdants » de la mondialisation, « elle doit engager une ambitieuse dynamique fédérale », tempête l’auteur en énumérant les domaines où les responsables politiques manquent à leurs devoirs et font ainsi le lit des populistes, nationalistes et autres extrémistes, de droite comme de gauche. « L’urgence consiste à définir un modèle et des instruments du vivre ensemble plutôt que se consacrer à la maîtrise des frontières », lance-t-il ainsi en stigmatisant le fait que l’immigration est brandie comme un épouvantail alors que des pénuries de main-d’œuvre pointent à l’horizon. D’où cet appel: « Considérons la mobilité comme un bien public à défendre, à accompagner et à sécuriser pour assurer des retombées positives dans les régions de départ et d’accueil (…). Changeons d’échelle », tant il est vrai que les infirmiers tunisiens ou les ingénieurs chinois et indiens au chômage dans leur pays seraient bien utiles en Europe. Il invite surtout l’Europe à renouer avec ses valeurs humanistes et à se donner la possibilité de goûter aux fruits d’une coopération renforcée dans tous les domaines, ce qui devrait passer notamment par un impôt européen et par des élections européennes qui soient moins nationales et plus européennes. « La crise ne se terminera pas au terme d’un ultime montage financier mais lorsqu’une Constitution européenne ajustera les institutions politiques à la réalité politique, économique et identitaire qui façonne la vie quotidienne des Européens », observe-t-il en conclusion. A n’en point douter, son plaidoyer est pertinent. »

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